C’est officiel, Ségolène Royal est desormais sur Twitter. Après l’effet d’annonce de désirdavenir.org, voici la bonne nouvelle que l’arbre avait éclipsé. Cependant, des grosses erreurs persistent sur le profil mis en place. Si la volonté est là, la forme manque encore beaucoup de fond. BuzzPolitique s’est permis d’analyser ce début de campagne Twitterienne car il évoque trois points essentiels à ne pas rater dans la mise en place d’une identité numérique.
1. Faites le ménage
C’est bien déjà d’officialiser le compte sur le site de désirsdavenir.org, mais cela ne suffit pas :
Tout d’abord, regardons ce qu’une recherche sur le terme Ségolène Royal apporte sur Twitter
A votre avis, laquelle n’est pas un « fake », soit un faux profil? Ou plutôt quel est le bon profil, celui qui est officiel. Si le premier semble tout indiquer un caractère officiel avec ses 900 followers, son contenu nous démontre qu’il n’en est rien.
Premier pas lorsque l’on tente de créer son identité numérique, ou de se la réacaparer, c’est de faire un bon nettoyage, notament en envoyant un mail à twitter. Là, si quelqu’un veut suivre la politique, il aura de nombreuses intérogations sur la véracité du compte.
Enfin, BuzzPolitique ne trouve pas pertinent l’adresse de son twitter :
twitter.com/royalsegolene
2 Primauté du je sur le elle
Le message sur twitter doit être direct et clair. Hors là nous avons des messages de ce type :
Qui évidemment renvoit sur ça :
Allez comprendre. On vous balance un lien, sans aucun commentaire qui renvoit sur une photo et un titre n’ayant rien à voir.
De même, sur son Twitter, la politique nous parle en s’adressant directement :
pour finalement …
C’est étrange non? C’est simple, les identités numériques de Ségolène Royal ont été relié à son twitter. Mais de façon mauvaise ce qui donne une suite de messages étranges. Le but est d’avoir une certaine corrélation dans le discours.
Donc, intégrer des services tiers, oui, mais de manière intelligente (primauté du je sur le elle) et coordonnée.
3 L’animation
Encore, lorsque l’on est une institution ou une entreprise, ne suivre que peut de personnes n’est pas forcément préjudiciable dans la mesure où vous fournissez une information. Lorsque vous êtes politique, suivre des gens, c’est créer une communauté, de prescripteurs de tendances, de gens lambdas. Vous vous mettez en situation de discussion à la différence de ne suivre personne qui vous met en situation de discours.
La différence? L’implication.
Voici le ratio de Ségolène :
Voici celui de Benoit Hamon
Benoit Hamon parle avec les gens, les écoute et leur répond. Ségolène Royal dépose un discours. Il y a une sacré différence, les politiques ont bien du mal à sortir des habitudes des médias traditionnels (un orateur, un public), là où les médias sociaux sont une multitude de discussions.
Conclusion
Si l’on peut saluer ce geste vers les médias sociaux, on ne peut que regretter une certaine frilosité, un certain laxisme, à l’animation d’une communauté, d’une nouvelle manière de communiquer. De plus, faire le ménage serait une bonne chose afin de ne faire ressortir qu’une identité maîtrisée.
L’évolution est cependant en marche et ne saurait tarder à faire qu’un jour, les grands débats, les grands enjeux politiques, les grandes actions de commnucation publique, se fassent en interaction avec des communautés citoyennes (impliquées dans la vie publique).
Le grand public arrive sur les MS, les politiques aussi… il ne leur reste plus qu’à se rencontrer, qu’a se comprendre et à travailler ensemble !






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